Les Zazas

♪ LES ARDENTES DES ZAZA’S ♪ / J4

 

19h00. Le boulot se termine. Et les Ardentes m’attendent. Pour la dernière fois.

J’appelle un taxi. Même si je déteste ça. Aucune envie de rater Hooverphonic avec orchestre. La voiture arrive. Le chauffeur commence à me taper la causette. Généralement, j’ai tendance à vouloir épargner à tout interlocuteur une conversation d’usage. Ma coiffeuse ne sait d’ailleurs rien de moi. Cependant, le taximan en question semble très intéressant. Un fan d’Arno. Il m’explique avoir beaucoup voyagé, avoir collectionné les vinyles durant les 70’s. On parle musique. Beatles. Scorpions. Bob Dylan. Le monsieur me plait. Me dépose. 9,30€. Je viens d’arriver à destination.

Au loin, j’entends Noémie Wolfs, nouvelle recrue de la formation Hooverphonic, entonner l’air d’un “Club Montepulciano” que je ne connais que trop bien. Parce qu’Hooverphonic, durant mon adolescence, je les ai adorés. Pendant que mes potes se la jouaient rock indie et métal diabolique, je ne jurais que par le trip-hop. Massive Attack. Portishead. Cibo Matto. Sneaker Pimps. Groove Armada. Et. Bien entendu. Hoover. Comme les appelleront toujours les aficionados.

Depuis l’entrée de Noémie dans le groupe, et le départ de ma Geike adorée, je regrette le virage pop emprunté par ceux que je considérais jusqu’alors comme étant la meilleure formation belge.  Il me faudrait être objectif. Laisser mes aprioris de côté. Nul doute que la jeune dame a pris du galon depuis ses débuts. Charisme travaillé. Gestuelle étudiée.

 

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Julien, mon acolyte des Zaza’s, me retrouve et m’explique que la jeune dame ne le laisse, hormonalement parlant, pas indifférent. Pour ma part la marinière de la belle Noémie ne suffit pas à me convaincre. “2Wicky”, “Jackie Cane”, “Eden” ou encore “Mad about You” me semblent toujours amputés de ce supplément d’âme que parvenait si bien à insuffler Geike. Les nouvelles balades (comme Anger Never Dies), quant à elles, ne passionnent pas autant que les tubes d’avant. Malgré les cordes, je m’emmerde. Ayant parfois l’impression d’assister au concert d’un très bon groupe de cover d’Hooverphonic. Roberto, l’un des petits génies de la video du duo Haris Pilton, s’accole à moi et me dit : Avoue. C’est un peu chiant. J’acquiesce. Hooverphonic n’est plus.

Noyant ma déception dans l’amertume de quelques bières, je retrouve mon amie Nastasja. Mieux connue pour être la fille qui passe devant Matthieu Chedid à 01 minute et 45 secondes dans le clip de “Mojo”. Hé ouais. C’est ça la class’.

 

nas

 

Quand -M- monte sur scène. Nastasja exculte. Et le public lui emboîte rapidement le pas. Bien qu’affectionant particulièrement l’artiste en question, jamais je n’avais eu la chance de voir Matthieu Chedid en live. J’ai devant moi une bête de scène. Sophistiquée. Douée. Charismatique. S’attirant les faveurs d’un public de festivaliers en quelques secondes à peine. Le spectacle est parfaitement rodé. L’artiste, au top de sa forme. “Océan”, second extrait de l’album “ÎL”, frôle l’instant magique.  Et les instants du même acabit s’enchaînent. Amenant le spectateur au coït d’un “Qui de nous deux” plus que magistral. Orgasmes multiples. Je dis -M-.

 

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Mon amie Nina, journaliste à “Music To Know”, me rejoint. La jeune fille fait partie de ces personnes que je respecte et considère depuis le premier jour. Ce phénomène ne s’explique pas. Mais je pense le savoir réciproque.

 

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Ensemble, nous nous rendons admirer celui que nous aimons également mutuellement. Le grand. Arno. La foule est nombreuse. Prête à dilapider ses derniers tickets pour ce qui, pour beaucoup, sera la dernier concert d’une très surprenante édition des Ardentes.

L’ostendais se donne. S’adonne. Faisant hurler le spectateur qu’il est vachement bien d’être européen. Putain putain. Tout le monde danse. Boit. Puisque c’est de circonstance.

 

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Et le concert se termine. Emportant avec lui quatre jours de fête intempestive. L’heure est au bilan. De cette édition souvent critiquée pour cause d’affiche faiblarde.

Mon avis ne suivra cependant pas les racontars. Bien qu’également sceptique à l’annonce de la programmation de cette huitième édition, je dois reconnaître avoir été charmé, surpris, par énormément d’instants. Orgasmes multiples. Je le disais. Une affiche, au final, intelligente et surprenante ne manquant, mal de notre époque ou de notre Europe, que d’une programmation francophone plus poussée.

Mais.

Putain. Putain. C’était pourtant.

Vachement bien.

 

Retrouvez toutes les photos de ce dernier jour de festival sur le Facebook des Zaza’s.

 

CREDITS ARTICLE / Auteur : Jeff Bertemes / Photographies : Julien Hockers

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1 Comment

  1. Nina 15/07/2013 at 23:51

    Putain, putain…

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